Avant son arrivée le 11 novembre 2026 sur Netflix, The Body dévoile ses influences : Quinn Shephard revendique Carrie, Jennifer’s Body, Heavenly Creatures et Mean Girls. Quatre repères pour comprendre son mélange annoncé de satire adolescente, de désirs réprimés et d’horreur catholique.

Carrie : l’adolescence sous surveillance religieuse

La filiation est explicitée par Quinn Shephard dans sa présentation officielle de la série. Une précision s’impose : si elle évoque son amour des films adolescents des années 1990 et 2000, Carrie les précède. L’adaptation de Brian De Palma est sortie en 1976.

Son héroïne, incarnée par Sissy Spacek, subit les brimades de ses camarades et l’autorité d’une mère ultrareligieuse. Ce rapprochement éclaire le projet de Shephard : faire se rencontrer l’intimité adolescente, le besoin d’appartenance et la peur du péché. Il indique un territoire thématique, sans annoncer une reprise du récit.

Jennifer’s Body : quand le lycée rencontre le démon

Avec Jennifer’s Body, réalisé par Karyn Kusama et écrit par Diablo Cody en 2009, la référence associe plus directement comédie et horreur. Le film transforme une adolescente populaire en prédatrice possédée par un démon.

Dans la bande-annonce de The Body, une initiation de danseuses prend la forme d’un rituel inquiétant autour de Grace. Le voisinage des deux prémisses aide à situer l’intention : mêler les codes du groupe adolescent à une menace surnaturelle. Le site avait déjà consacré un article au mélange d’horreur et de comédie noire de Jennifer’s Body.

Les adolescentes de The Body, série d’horreur catholique créée par Quinn Shephard

Heavenly Creatures : l’intensité du lien entre filles

Heavenly Creatures, le film de Peter Jackson sorti en 1994, déplace la perspective. Avec Melanie Lynskey et Kate Winslet, ce récit inspiré d’un fait réel met au centre deux adolescentes et leur relation, jusqu’à la violence.

Sa présence parmi les influences invite à regarder au-delà du seul rituel. Les liens entre filles et leur intensité devraient compter dans The Body. Cette lecture rejoint le point de départ personnel annoncé par Shephard : les difficultés à grandir queer, à comprendre ses désirs et à vivre avec la répression.

Mean Girls : la cruauté sociale passe par la comédie

Mean Girls, sorti en 2004 et écrit par Tina Fey, apporte un autre repère : celui des hiérarchies lycéennes. Cady, jouée par Lindsay Lohan, découvre un groupe populaire dominé par Regina George, incarnée par Rachel McAdams.

Cette référence rend lisible la place de la satire dans le projet. Shephard explique avoir redécouvert le potentiel comique de son premier scénario télévisé en le reprenant avec du recul. Les rivalités et le désir d’être acceptée devraient ainsi nourrir un récit capable de passer du drôle à l’angoissant.

Les Sorcières de Salem : de la honte à l’hystérie collective

À ces films s’ajoute The Crucible, la pièce d’Arthur Miller connue en français sous le titre Les Sorcières de Salem. La créatrice revendique également cette fascination dans ses explications accompagnant la bande-annonce.

Le synopsis de The Body annonce des visions prophétiques après une initiation ratée, puis une hystérie qui gagne la ville. Cette dernière référence donne une échelle collective au projet : les peurs intimes des adolescentes devraient déborder sur toute leur communauté.

La bande-annonce de The Body

Netflix a dévoilé une bande-annonce officielle où messes, chorégraphies et rituel d’initiation dessinent ce mélange de registres.

Quand sort The Body sur Netflix en France ?

La série est annoncée pour le 11 novembre 2026 dans le programme officiel de Netflix France. Elle figure parmi les nouveautés Netflix de novembre.

Combien d’épisodes compte The Body ?

Huit épisodes sont annoncés. Quinn Shephard est créatrice, showrunneuse et réalisatrice de plusieurs épisodes.

Qui joue les adolescentes de The Body ?

Kristina Bogic et Sara Boustany incarnent Anya et Elise, capitaines de l’équipe. Sofia Wylie joue Grace, la nouvelle recrue au centre de l’initiation.