La Bonne Épouse rejoint le catalogue Netflix le 3 juin. Réalisée par Martin Provost, cette comédie française portée par Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky, Édouard Baer et François Berléand revient sur une époque où l’on apprenait encore aux jeunes filles à devenir des femmes dociles, avant que Mai 68 ne fasse voler une partie du décor.

Une école ménagère au bord du basculement

L’action se déroule en 1967, à Bœrsch, en Alsace. Paulette Van Der Beck dirige une école ménagère où des adolescentes apprennent à tenir une maison, cuisiner, servir leur futur mari et se conformer au modèle de l’épouse idéale. Cette institution fonctionne comme un monde fermé, réglé par des principes que personne ne semble devoir remettre en question.

 

La mort soudaine de Robert Van Der Beck, le mari de Paulette, bouleverse pourtant cet équilibre. Paulette découvre que l’établissement est au bord de la faillite et que son époux gérait seul les comptes, avec des conséquences désastreuses. Aidée par André Grunvald, son banquier et ancien amour de jeunesse, elle doit reprendre la main sur une affaire dont elle avait été tenue à distance.

Juliette Binoche dans une comédie sur l’émancipation

Martin Provost choisit la comédie pour raconter une période de transition. La Bonne Épouse ne décrit pas seulement une école désuète. Le film montre le moment où un discours social s’effondre sous les yeux de celles qui l’avaient intégré, enseigné ou subi.

Juliette Binoche incarne Paulette, une femme qui a longtemps défendu un ordre domestique sans en mesurer toute la violence. Face à elle, Yolande Moreau joue Gilberte, professeure de cuisine et belle-sœur de Paulette, tandis que Noémie Lvovsky interprète Marie-Thérèse, religieuse et ancienne résistante. Édouard Baer complète la distribution dans le rôle d’André Grunvald, figure sentimentale et bancaire qui accompagne le réveil de Paulette.

Un film qui relie le foyer, l’argent et la liberté

Le scénario s’appuie sur un point précis : Paulette ne commence pas à douter parce qu’elle lit un manifeste, mais parce que la réalité matérielle la rattrape. L’argent manque, les comptes parlent, les élèves souffrent et les certitudes perdent leur fonction protectrice.

Le film avance ainsi vers Mai 68, non comme un simple décor historique, mais comme un horizon politique. Lorsque l’école doit participer au Salon des arts ménagers à Paris, le voyage se heurte aux blocages liés aux événements. Les élèves et leurs enseignantes poursuivent alors leur route à pied, dans un mouvement qui transforme la sortie scolaire en marche symbolique.

Un accueil partagé mais une reconnaissance aux César

Sorti en 2020, La Bonne Épouse a reçu un accueil critique globalement favorable, avec une moyenne presse de 3,4 sur 5 recensée par Allociné. Le film a aussi obtenu le César des meilleurs costumes en 2021 pour Madeline Fontaine.

Le long-métrage a également été nommé dans plusieurs catégories aux César 2021, dont meilleure actrice dans un second rôle pour Noémie Lvovsky et Yolande Moreau, meilleur acteur dans un second rôle pour Édouard Baer, ainsi que meilleurs décors pour Thierry François.

Avec son mélange de satire, de reconstitution et de comédie chorale, La Bonne Épouse peut trouver une nouvelle vie sur Netflix auprès des spectateurs qui aiment les films français capables de regarder le passé sans le vitrifier.

Quand La Bonne Épouse arrive-t-il sur Netflix ?

La Bonne Épouse arrive sur Netflix le 3 juin.

De quoi parle La Bonne Épouse ?

Le film raconte l’histoire de Paulette Van Der Beck, directrice d’une école ménagère en Alsace, dont les certitudes vacillent à la fin des années 1960, au moment où les idées féministes gagnent du terrain.

Qui joue dans La Bonne Épouse ?

Le film réunit Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky, Édouard Baer et François Berléand.

Qui a réalisé La Bonne Épouse ?

La Bonne Épouse est réalisé par Martin Provost, également coscénariste du film avec Séverine Werba.