Netflix mettra en ligne le 23 janvier L’art du faux, titre français du film italien The Big Fake (Il Falsario), réalisé par Stefano Lodovichi. Présenté à la Festa del Cinema di Roma 2025, ce long métrage s’inspire du parcours réel de Toni Chichiarelli, figure trouble de l’Italie des années 1970, à la croisée de l’art, de la criminalité et de la politique.

Le destin d’un peintre devenu faussaire

L’art du faux suit l’itinéraire de Toni Chichiarelli, un jeune homme qui arrive à Rome avec l’ambition de s’imposer comme artiste peintre. Confronté à l’échec et à la marginalisation du milieu artistique, il découvre que son talent peut s’exprimer ailleurs : dans la reproduction parfaite d’œuvres existantes.

 

Ce glissement progressif du geste artistique vers la contrefaçon marque le cœur du film. Toni passe du statut d’artiste invisible à celui de faussaire recherché, jusqu’à s’inscrire dans un réseau où se croisent galeries, trafics, services secrets et groupes criminels. Le récit interroge la frontière fragile entre reconnaissance, imposture et compromission.

Un récit ancré dans l’Italie des années de plomb

Le film situe son intrigue dans la Rome des années 1970, période marquée par de fortes tensions politiques et sociales. L’art du faux replace le parcours de son protagoniste dans un contexte où l’art, l’argent et le pouvoir se mêlent étroitement.

La trajectoire de Toni Chichiarelli croise des événements et des milieux qui dépassent largement le cadre du marché de l’art. Le film évoque notamment les liens entre criminalité organisée, sphère politique et manipulations de l’ombre, jusqu’à suggérer un rôle indirect dans certaines pages sombres de l’histoire italienne contemporaine.

Un casting italien au premier plan

Le rôle principal est interprété par Pietro Castellitto, qui incarne Toni Chichiarelli dans ses contradictions et sa dérive progressive. Il donne la réplique à Giulia Michelini, dans le rôle de Donata, galeriste capable de reconnaître à la fois le talent artistique et le potentiel frauduleux du jeune homme.

Le casting réunit également Andrea Arcangeli, Pierluigi Gigante et Aurora Giovinazzo, avec la participation d’Edoardo Pesce et Claudio Santamaria. Ensemble, ils composent une galerie de personnages qui gravitent autour du protagoniste et illustrent les différentes strates du système dans lequel il s’enferme.

Une réflexion sur la valeur de l’art

À travers ce parcours, L’art du faux questionne la notion même d’authenticité. Le film met en regard la quête de reconnaissance artistique et la tentation du gain rapide, tout en soulignant la manière dont le talent peut être détourné lorsque les circuits légitimes se ferment.

Disponible sur Netflix à partir du 23 janvier, L’art du faux s’adresse aux spectateurs intéressés par les récits inspirés de faits réels, où l’art devient un miroir des dérives d’une époque.

Quand sort L’art du faux sur Netflix ?
Le film sera disponible en streaming sur Netflix à partir du 23 janvier.

L’art du faux est-il inspiré d’une histoire vraie ?
Oui. Le film s’inspire du parcours réel de Toni Chichiarelli, faussaire italien actif dans les années 1970.

Quel est le thème central du film ?
Le film explore la frontière entre création artistique et imposture, dans un contexte politique et criminel marqué.