Netflix met en ligne début janvier Fabrizio Corona : le scandale, c’est moi, une série documentaire italienne consacrée à l’une des figures les plus controversées de la presse people européenne. Intitulée Paparazzi King à l’international, cette production en cinq épisodes propose un regard frontal sur un personnage qui a durablement marqué l’Italie médiatique, judiciaire et politique depuis les années 1990.

Un portrait qui dépasse la simple biographie

La série ne se présente pas comme une biographie classique de Fabrizio Corona. Elle s’inscrit plutôt comme le récit d’une époque, celle où la frontière entre information, spectacle et manipulation médiatique s’est progressivement effacée en Italie. Le documentaire traverse plusieurs périodes clés, de l’ère Berlusconi à l’explosion des réseaux sociaux, en interrogeant la responsabilité collective dans la fabrication de figures publiques aussi clivantes.

Le parcours de Corona est replacé dans un contexte plus large : celui d’un pays où la téléréalité, les tabloïds et la justice ont souvent évolué dans un même espace médiatique, alimentant une confusion durable entre réalité et mise en scène.

De l’héritage familial à l’empire du scandale

Fils de Vittorio Corona, journaliste influent de la presse italienne des années 1980, Fabrizio Corona grandit dans l’ombre d’un père reconnu avant d’être marginalisé par le système médiatique. La série revient sur ce basculement fondateur, qui conduit Corona à transformer le gossip en outil de pouvoir économique.

Aux côtés de Lele Mora, il bâtit un empire reposant sur la vente d’informations privées et l’exploitation de la vie intime des célébrités. Cette mécanique atteint son point de rupture avec l’affaire dite de Vallettopoli, lorsque des accusations d’extorsion font basculer Corona du statut de faiseur de rois à celui d’ennemi public.

Justice, médias et mise en scène permanente

À partir de ce moment, la série montre comment Fabrizio Corona transforme sa chute judiciaire en performance médiatique continue. Procès, déclarations publiques et unes de journaux deviennent les éléments d’un affrontement où la justice et les médias s’observent et se répondent en permanence.

Le documentaire met en lumière un personnage capable de scénariser sa propre existence, jusqu’à brouiller toute distinction entre vérité, provocation et fiction. Cette trajectoire sert de fil conducteur à une réflexion plus large sur la responsabilité des médias et du public dans la fabrication de tels récits.

Une production italienne ambitieuse

Paparazzi King est produit par Bloom Media House. La réalisation est assurée par Massimo Cappello, également coauteur avec Marzia Maniscalco. La direction artistique est signée Davide Molla, avec une production supervisée par Alessandro Casati, Marco Chiappa et Nicola Quarta. Les cinq épisodes seront disponibles sur Netflix à partir du 9 janvier.

La série s’adresse autant aux amateurs de documentaires qu’aux spectateurs intéressés par les dérives contemporaines de l’information et de la célébrité.

Une plongée directe et sans filtre dans les zones grises du spectacle médiatique italien, à découvrir sur Netflix.

FAQ

Quand Fabrizio Corona : le scandale, c’est moi est-il disponible sur Netflix ?
La série documentaire est disponible sur Netflix à partir du 9 janvier.

Combien d’épisodes compte Paparazzi King ?
La série se compose de cinq épisodes.

Le documentaire est-il une biographie de Fabrizio Corona ?
Non, il s’agit plutôt d’un portrait d’époque qui utilise le parcours de Corona pour analyser les dérives médiatiques et judiciaires en Italie.